• du XIIIe au XIVe siècle

    XIIIe siècle 

    1229 
    Guillaume de Durban, Ebrius son frère et Pierre Arnaud de Durban, Raymond de Fraïsse, à la suite du traité qui consacre l’abandon à la famille royale de tous les pays conquis par les croisés sur les Albigeois, jurèrent fidélité au Roi.
     
    1272 
    Bernard de Durban, fils de noble seigneur Pierre Arnaud de Durban, chevalier, promit de bonne foi solennellement à Amalric, Vicomte de Narbonne et à Aymeric, son fils aîné, « de traverser la mer pour la gloire de Dieu et l’illustre Seigneur Roi de France, afin de défendre la Terre Sainte, au premier passage du Roi et toutes et chacune fois qu’il serait requis par l’un ou l’autre, de faire son devoir, remplir son mandat, restant ou revenant aussi souvent que ses Seigneurs le voudront. Promet de les sauver, les défendre, ne jamais les abandonner jusqu’au moment où, Dieu le voulant, ils seront revenus sur ces contrées ». 
    Il confesse avoir reçu du Seigneur Amalric pour raison de son aide, cent livres tournois, lesquelles cent livres il promet de restituer s’il venait à décéder ou pour une autre raison qui l’empêcherait de traverser la mer, et suivant les conditions faites entre le dit Seigneur Roi et ses contribuables  d’envoyer deux chevaliers capables en Terre Sainte au secours d’Aymeric. 
    Aymeric  et Amalric promettent à Bernard de Durban de lui restituer les chevaux comme le Roi est tenu de le faire à Aymeric et Amalric et à leurs compagnons et autres gens qui auront fait la campagne.
    1289
    Aymeric de Narbonne découvrit que Bernard de Durban, chevalier, son vassal, entretenait des intelligences avec les sujets du Roi d’Aragon et qu’il avait dessein de favoriser une descente de deux vaisseaux Aragonais sur les côtes de Provence. Il le fit mettre aux fers.
     
    Le sénéchal de Carcassonne prétendit que ce personnage devait être placé dans les prisons royales  et le réclama au Vicomte de Narbonne.
    Bernard de Durban sortit de prison et fit la paix avec le Vicomte.
     
    XIVe siècle
    1309
    Philippe le Bel voulut creuser un port à Leucate, mais la moyenne justice et le domaine du château appartenait à la Maison de Durban, la haute justice à Amalric de Narbonne.
    Il fit proposer à Raymonde de Durban, damoiseau, fils de feu Bernard de Durban chevalier, et à Gausbert de Durban son cousin, seigneurs directs du château de Leucate, le château d’Olonzac.
    Le projet de port échoua, les consuls de Narbonne avaient seuls consenti à contribuer aux dépenses.
    Le Roi confirma néanmoins (1342) l’échange du château de Leucate  avec celui d’Olonzac.
     
    1333
    Guillemette de Durban, fille de Guillaume de Durban et de noble Dame Véziade, épouse Guillaume Seigneur de Treilhes-Gléon.
    Les deux seigneuries sont réunies et deviennent Treilhes-Gléon-Durban.
     
    1385
    Le Roi Charles VI était à Béziers et il reçut les ambassadeurs du Roi d’Aragon avec qui il avait projeté d’avoir une entrevue pour une affaire du schisme de l’Eglise.
    Le Roi d’Aragon ne put se rendre à ce rendez-vous à cause de l’irruption que Bernard, frère du Comte d’Armagnac avait faite depuis peu dans ses Etats.
    Le Comte d’Armagnac s’était ligué quelques années auparavant avec le Comte d’Ampurias à qui, Pierre IV roi d’Aragon, père de ce Prince, avait déclaré la guerre et lui avait envoyé Bernard son frère, avec des troupes.
    Le Comte d’Ampurias appela aussi à son secours une partie des compagnies qui étaient répandues dans le Languedoc et qui s’étaient rassemblées à Durban, diocèse de Narbonne, y furent surprises (mars 1385) par l’Infant Don Juan, fils du Roi d’Aragon et taillées en pièces.